le 02 août 2010
Chères concitoyennes, chers concitoyens, mesdames, messieurs les représentants des autorités, mesdames, messieurs,
C’est avec un immense plaisir et une vive émotion que je m’exprime devant vous ce soir à l’occasion de la partie officielle de la fête nationale du 1er août.
Lors de la clôture de l’année scolaire, il y a quelques semaines, une élève de ma classe de quatrième primaire m’a demandé: « Monsieur, qu’est-ce que c’est que d’être suisse ? ». J’étais alors très emprunté pour lui répondre... J’ai essayé de lui balbutier quelques banalités : euh... il faut connaître au moins l’allemand, le français ou l’italien, ne pas avoir fait de grosses bêtises, avoir un travail, connaître les paroles de l’hymne national. Je ne savais en fait pas moi-même précisément ce que c’est que « d’être suisse » !
Un peu vexé, je suis rentré chez moi. Par hasard, je suis tombé sur la réponse que fit le Conseil fédéral en mai 2010 à un élu national qui lui demandait : « Qu’est-ce qu’un Suisse ? » Selon le Conseil fédéral, un vrai suisse devrait répondre à quatre critères: posséder un compte en banque, connaître sa région, avoir une mobilité autonome et appartenir à une association. Est-ce vraiment sérieux ?
Faut-il ouvrir un compte à l’UBS ou un compte à la Banque cantonal suffit-il ? Faut-il connaître le nom de toutes les communes du districts avec ou sans les numéros postaux ? Faut-il se déplacer en Porsche Cayenne ou en vélo électrique ? Enfin, faut-il jouer au foot ou chanter au chœur mixte pour être un Suisse estampillé conseil fédéral compatible.
D’ailleurs qui d’entre vous possédant la nationalité suisse peut se targuer de remplir vraiment ces 4 critères ? Pas moi en tout cas...
Comme jeune citoyen de Villars-sur-Glâne, je pense qu’il serait bien plus important de penser la suissitude en terme d’intégration des femmes et des hommes dans notre pays plutôt qu’en terme de listes de critères à honorer, listes qui les enferment dans des dossiers suspendus de couleurs d’ailleurs bien différentes.
Au 17ème siècle déjà, Issac Newton disait justement que « Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts ».
Des ponts, notre commune de Villars-sur-Glâne en a déjà construit quelques-uns:
- Lors des élections de 2006, la population de VSG a élu un conseiller communal de nationalité étrangère ce qui constitua d’ailleurs une première historique dans le canton de Fribourg. Espérons que cela encourage d’autres citoyens de nationalité étrangère à s’engager en politique dans notre commune.
- Cette fête du 1er août constitue une preuve de l’envie de la population de VSG de se rapprocher les uns des autres malgré leurs différences, leurs âges, leurs cultures, leurs origines, leurs croyances, leur sexe ou leur couleur de peau.
- La commune de VSG offre des espaces de rencontre entre les gens à travers diverses associations à la fois culturelles et sportives tels que Nuithonie, la cabane des jeunes, les diverses associations sportives ou les rencontres de quartiers.
Mais des ponts, il en resterait encore d’autres à édifier, en voici quelques uns:
- Encourager la population quelles que soient ses caractéristiques à s’engager dans la vie publique tant associative, culturelle ou politique au delà des clivages de la langue, de la religion, de la culture ou de la nationalité. Il serait bien de se mettre à rêver d’une suisse qui met en avant ce qui unit plutôt que ce qui divise. Pourquoi ne pas permettre à toutes personnes en Suisse à s’engager tant au plan communal, qu’au plan cantonal que fédéral par un droit de vote élargi ?
- Pourquoi ne pas aussi diversifier davantage l’offre de mobilité douce en améliorant les chemins piétonniers et les pistes cyclables ? Il est plus simple de rencontrer des gens d’autres quartiers en se promenant sur des chemins piétonniers bien arborisés plutôt qu’en conduisant son 4x4 sur des routes bosselées et bien embouteillées. Ces rencontres informelles permettraient aux gens de découvrir leur commune sous d’autres angles et de connaître d’avantage des gens d’univers différents et ainsi d’éliminer quelques préjugés ou clichés.
- Pourquoi ne pas prolonger l’esprit de cette fête du 1er août en créant un véritable centre de village où, devrais-je dire, de ville qui permettrait aux citoyens de tous les quartiers de se retrouver pas seulement une fois par année. Ce lieu symbolique qui ne serait pas lié à des aspects commerciaux mais sociaux permettrait à VSG de se trouver une identité nouvelle. Pourquoi ce lieu ne serait-il pas celui sur lequel nous nous sommes rassemblés ce soir.
Ainsi, une première arche du pont serait construite... à vous, chères concitoyennes et chers concitoyens d’en construire d’autres.
Pour paraphraser la chanson de Gilles je dirais que l’on habite « une bien jolie commune » qui cherche chaque jour à progresser pour le bien de ses concitoyens et à être progressiste. Preuve de cela, nous avançons même la fête nationale du 1er août au 31 juillet !
Pour conclure, je tiens à remercier tous les gens qui ont œuvré pour vous offrir une si belle fête ce soir: le FC villars-sur-Glâne, le Moto Club tout terrain, le ski club et le judo club de Villars-sur-Glâne. Je remercie également la commune de Villars-sur-Glâne, les autorités et toutes les personnes qui font en sorte que cette commune maintient la réputation qu’elle a. Je tiens finalement à vous remercier mesdames et messieurs, cherès concitoyennes et chers concitoyens pour votre attention, votre sourire et votre bonne humeur car c’est en premier lieu grâce aux personnes qui la constituent que cette commune est belle!
Je vous souhaite donc une magnifique fête nationale ainsi qu’une belle soirée illuminée !
Chères citoyennes, chers citoyens de Villars-sur-Glâne,
Le 20 mars vous nous avez temoigné votre confiance...
Travailler dans l’ombre pour obtenir un résultat solaire !
Pour préparer, élaborer et conduire une campagne électorale toute formation politique a besoin d’une logistique voire – et c’est encore plus vrai pour notre parti...